RAS-LE-BOL

Influenceurs bien-être : stop ou encore ?

Aujourd’hui, dans mes coups de g…, focus sur les influenceurs « bien-être »…

Tu sais qu’ils sont payés.
Tu sais que leur tisane ne va rien changer.
Tu sais que leur probiotique « anti-stress » est fabriqué dans un labo low-cost.
Et pourtant, tu cliques. Tu regardes jusqu’au bout. Tu likes parfois.

Pourquoi ?
Parce que c’est bien foutu. Parce que tu es fatigué(e). Parce qu’au fond, tu espères encore que cette fois… peut-être que… ça marche ? NON, NON et NON !


Ce n’est plus du bien-être, c’est du marketing de l’angoisse

Les influenceurs « santé » ne vendent pas des produits. Ils vendent des solutions toutes prêtes à des questions qu’on se pose tous, surtout quand on va mal.

Fatigué ? Anxieux ? Ballonné ? Pas motivé ?
Ils ont la gélule.
Ils ont la tisane.
Ils ont le lien affilié.

Et ils savent comment te l’amener.
Pas avec un discours médical, non. Avec un sourire doux, un ton rassurant, un montage soigné.
Ils glissent dans ta tête comme une pub de Spotify : presque sans bruit, presque sans résistance.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’un casque audio. Il s’agit de ton corps. De ton mental. Et parfois, de ton fric.


Ils ne soignent rien. Ils encaissent.

Ils changent de complément toutes les deux semaines.
Ils ne montrent jamais les effets sur eux, juste des promesses.
Ils se contredisent, mais enrobent tout ça dans des stories de 15 secondes.

Et tu sais quoi ? Ils s’en fichent.
Leur job, ce n’est pas de te convaincre.
Leur job, c’est de déclencher un clic.

Et si demain tu vas mal, ils seront déjà passés à autre chose. Une autre marque, une autre cure miracle, un autre post payé.


Le comble du comble : une fausse influenceuse générée par IA gagne 10 000 € par mois

En novembre 2023, une agence espagnole a créé Aitana Lopez, une influenceuse entièrement générée par intelligence artificielle. Physique parfait, cheveux roses, tenues ajustées, poses calibrées : tout est conçu pour séduire, vendre, et surtout rapporter.

Et ça marche : Aitana a généré jusqu’à 10 000 euros de revenus mensuels, en signant des partenariats avec des marques bien réelles — qui savaient qu’elle était fausse.

Image montrant une fausse influenceuse dans le cadre du Stop aux influenceurs

💬 Le créateur, Rubén Cruz, explique avoir voulu « s’affranchir des caprices des vrais modèles humains ». Son avatar est 100 % docile, disponible, prévisible. Et rentable.

📍 Source : Le Figaro, 28 novembre 2023


On le sait tous. Et on continue.

C’est ça, le plus étrange.
On sait que ce contenu est biaisé. On sait que ce sont des pubs.
Mais on regarde.
Comme une série qu’on aime critiquer, mais qu’on lance quand même.
Comme un réflexe.

Le problème, c’est que chaque vue valide le système.
Chaque clic dit à l’algorithme : « Encore. »
Et les plateformes, elles, ne font rien.
Tant que ça fait des vues, tout passe.


Ras-le-bol. Mais on fait quoi ?

On arrête de jouer les naïfs.
On arrête de croire que notre anxiété va disparaître avec un sachet de plante « spécial stress ».
On arrête de donner de la force à des gens qui exploitent nos failles pour vendre des codes promo.

👉 Regarde une fois. Analyse. Et ferme.
👉 Partage les vraies infos. Celles qui ne te promettent pas un miracle en 7 jours.
👉 Et surtout : n’oublie jamais que ta santé, ce n’est pas un business.

Pour aller plus loin

Produits douteux et pratiques trompeuses

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment épinglé plusieurs influenceurs pour des pratiques commerciales trompeuses. Certains ont fait la promotion de produits cosmétiques ou de compléments alimentaires sans respecter les réglementations en vigueur, mettant potentiellement en danger la santé de leurs abonnés.

📍 Source ICI ​et Profession Bien-Être

Des audiences jeunes et vulnérables

Les jeunes, principaux utilisateurs de plateformes comme TikTok et Instagram, sont particulièrement exposés à ces dérives. Le cas de l’influenceuse Ophenya, bannie de TikTok en novembre 2024 et signalée à la justice par la Miviludes pour des comportements problématiques envers ses jeunes fans, illustre les dangers auxquels sont confrontés les mineurs sur les réseaux sociaux. 

📍 Source ​Le Monde.fr

Encadrement législatif : des avancées notables

Face à ces dérives, le législateur a renforcé l’encadrement de l’activité des influenceurs. La loi du 9 juin 2023, entrée en vigueur le 8 novembre 2024, vise à mieux réguler les pratiques des influenceurs, notamment en matière de promotion de produits liés au bien-être. Cette loi a été adaptée pour se conformer aux directives européennes, renforçant ainsi la protection des consommateurs.

📍 Source ICI


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