
Apparatchik : Le mot du jour
Apparatchik ? APPARA TCHIK ! Ça se prononce comme ça s’écrit ! Si, si ! Voilà un mot qui fait son petit effet… et celui-là est assez facile à placer. Bon, disons-le d’emblée, de nos jours, ce mot a une connotation plutôt péjorative.
Origine
Ce terme, d’origine russe, désignait les membres du Parti communiste en Union soviétique ainsi que les fonctionnaires chargés de veiller au respect strict des directives du parti, sans jamais remettre en question les orientations officielles.
Je crois que vous avez compris le sens actuel !
Sens actuel
Aujourd’hui, le terme « apparatchik » est, en effet, perçu de manière péjorative. Il désigne une personne d’une fidélité aveugle envers une organisation, qu’il s’agisse de politique, d’administration, d’entreprise ou de syndicat. Cette attitude peut découler de motivations variées : intérêt personnel, besoin de stabilité ou manque de « discernement ». Mais, parfois, elle reflète aussi une loyauté sincère, un attachement si profond que la personne en devient aveuglée, incapable de remettre en question l’organisation qu’elle sert.
En résumé : Un apparatchik fait preuve soit d’une soumission calculée ou naïve, soit d’une loyauté sans faille.
Un exemple ?
Émilie : T’as vu, Marc a encore refusé de signer la pétition.
Julien : Ah, mais c’est l’apparatchik de la boîte, lui ! Toujours à coller à la direction.
Émilie : Apparatchik, carrément ?
Julien : Bah oui, toujours en mode « je suis les règles sans discuter ».
Émilie : C’est vrai, on sait pourquoi…
Un terme détourné… et moqué
Le mot « apparatchik » est donc devenu une arme dans le débat public. Dans les médias, il sert à critiquer ceux qui appliquent des consignes sans réfléchir. Lors des élections, il n’est pas rare d’entendre un opposant politique qualifier un rival d’« apparatchik du parti » pour insinuer qu’il ne doit son ascension qu’à son obéissance.
Le cinéma et la littérature s’en sont aussi emparés. Dans les romans d’espionnage, l’apparatchik est souvent ce personnage austère, coincé dans des bureaux gris, qui applique les ordres du régime sans état d’âme. Le film Good Bye, Lenin ! (2003) illustre parfaitement cette rigidité à travers des personnages nostalgiques du communisme, enfermés dans une vision figée du monde.
Et dans le monde du sport ?
Moins attendu, le terme « apparatchik » a aussi été utilisé dans le sport, notamment dans le football. On parle parfois d’apparatchiks du foot pour désigner les dirigeants qui contrôlent les instances internationales, privilégiant les règles administratives et les intérêts des fédérations plutôt que la passion du jeu. La FIFA, par exemple, est régulièrement critiquée pour son fonctionnement opaque, dominé par des cadres qui semblent inamovibles.
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